Midnight Marquee en vidéo
Le magazine américain Midnight Marquee a lancé avec la société Longthrow Multimedia une série de documentaires sur de grands noms du cinéma fantastique, Fantastic Journeys: The Fanex Files. Sont déjà en boîte, Robert Wise et le producteur Samuel Z. ARkoff et d’autres devraient suivre si on en croit le site de la société de production : http://www.longthrow.com/thefanexfiles.html
En attendant, voici des extraits des deux premiers documentaires.
Robert Wise
Samuel Z. Arkoff
Interview de Drew Struzan
Le dessinateur / illustrateur Drew Struzan profite d’un regain de popularité depuis quelques mois. on l’a vu intervenir sur le dvd de Blade Runner. Il a inspiré le personnage de Thomas Jane dans The Mist de Frank Darabont, on aperçoit même sa création graphique de l’affiche de The Thing (1982) dans le film et bien sûr, il est le créateur des nouvelles affiches d’Indy.
Où sont les scènes coupées de Looker ?
Aquarelle sort début avril Looker de Michael Crichton en avril.
Le site Devildead propose depuis hier en avant-première la chronique de ce dvd que j’ai supervisé. Il était prévu au départ de proposer plusieurs minutes de scénes inédites, visibles autrefois dans un montage conçu pour la télévision américaine. Ce montage incorporait notamment une scène assez longue, et assez essentielle à l’intrigue, avec l’acteur James Coburn.
Après plusieurs emails échangés avec les gens de Warner USA, il semblait qu’ils avaient mis la main sur ce montage, certes recadré en plein écran, mais annoncé comme plus long que le montage cinéma. Je commandais alors une copie, mais après vérification, il s’agissait du montage cinéma. Faute d’une autre source vidéo disponible chez Warner, je me suis donc tourné vers Youtube où est présenté la scène de six minutes, avec Coburn. Mais malheureusement, mes messages envoyés au posteur de la vidéo sont restés sans réponse.
Voici toutefois la vidéo de cette scène inédite:
Fog City Mavericks
Anchor Bay sort en avril un documentaire sur les cinéastes de San Francisco, avec bien sûr les suspects habituels que sont George Lucas et Francis Ford Coppola, mais aussi les petits derniers de Pixar. Le documentaire a déjà été chroniqué sur les deux sites qui suivent et un extrait est visible sur le site du Festival de San Francisco.
http://www.dvdreview.com/reviews/pages/2781.shtmlhttp://www.dvdtalk.com/reviews/read.php?ID=32746
Post-production vidéo des séries TV : Problèmes à venir
Le scénariste producteur Alan Brennert (La Loi de Los Angeles, Au-delà du reel) a posté des propos intéressants sur la fiche Amazon de la série couleurs de Twilight Zone (La Cinquième dimension chez nous). Et il explique pourquoi l’image est si moyenne sur les dvd. L’ensemble de la post-production de la série s’est faite en video, donc, il n’existe pas de négatif monté des épisodes et donc la seule source existante pour le futur est un support vidéo, beaucoup plus délicat à restaurer. Le problème se pose également avec Star Trek : The Next Generation où toute la post-prod s’est faite aussi en vidéo. Donc il apparaît peu probable que cela sorte un jour en HD. Il faudrait alors que tous les effets visuels soient refaits comme pour Star Trek Classic. Avec 179 épisodes au compteur, je souhaite bon courage aux gens de CBS / Paramount.
Voici l’intégralité des propos d’Alan Brennert :
“As one of the writer-producers who contributed to this series, I’m posting this to correct some misapprehensions concerning the picture quality of this DVD set. This is NOT a “bad transfer.” The 1985-87 Twilight Zone was shot on film, but edited on video. In other words, the raw footage was 35mm film, which was then transferred to videotape. Editing, dubbing, special effects–everything was done on video. (We were in fact the first drama series on television to do this.) So unlike the original Rod Serling TZ, there ARE no original film negatives from which Image could strike new prints for transfer. All that exist are the old one-inch master tapes, and the unfortunate reality is, videotape does deteriorate some over time. Image has, in my opinion, done a superb job packaging our series, and it is to them that I award the five stars in this review! If not for their interest in bringing this show to DVD, those one-inch masters might eventually have eroded into so much static (as my 3/4-inch tapes of the show already have). If you enjoyed this series, just be grateful it’s been preserved!”
Quelles nouvelles de V ?
Le volume 2 arrive le 6 mai dans les bacs avec les 10 premiers épisodes de la série TV. Il était prévu qu’il y ait en bonus l’interview de Robert Englund, mais elle a été reportée et il n’y aura donc aucun bonus sur ce coffret, j’en suis le premier déçu. Les masters utilisés seront les mêmes que ceux utilisés pour les dvd belges ou américains mais le labo d’authoring a retravaillé l’image, notamment pour renforcer les noirs et les couleurs. L’image sera donc légèrement mieux traitée que sur les autres éditions dvd. La VF sera aussi un poil plus synchro que sur le coffret belge.
C’est le volume 3 sortant à l’automne qui devrait inclure les suppléments prévus. J’essaye d’avoir Steven E. Souza, (le réal de Streetfighter avec Van Damme) qui était scénariste sur plusieurs épisodes, pour qu’il nous raconte les coulisses de la série TV et pourquoi aucune fin n’existe malgré un épisode écrit mais jamais tourné.
Une scène coupée du Clan des Siciliens
Crossover aujourd’hui entre le Blog de Histoires de tournages et le mien. Philippe Lombard me confie le soin de vous faire partager sa découverte d’une scène coupée du Clan des Siciliens.
Je lui laisse le clavier…
Cette photo est tirée d’une scène coupée au montage final du Clan des Siciliens de Henri Verneuil. Elle intervient après l’arrestation ratée par le commissaire Le Goff (Lino Ventura) et ses hommes du truand Roger Sartet (Alain Delon), qui est parvenu à s’échapper d’un hôtel de passe en sautant par une fenêtre. La séquence suivante initiale devait être visiblement l’interrogatoire de la prostituée (Sabine Sun, l’épouse de Terence Young) par Le Goff. La scène existe dans le roman de Auguste Le Breton (chap. IX) :
-Il va falloir nous suivre, mademoiselle. Pour nous donner des renseignements sur cet homme.
-Mais je sais rien ! se hérissa la cocotte.
-Peut-être en savez-vous plus que vous ne vous l’imaginez, lâcha Le Goff en marchant vers la sortie.
Rondier claqua des doigts.
-Arrive, ravageuse.
La gigolette agita son mignon culbutant de soie.
-Et ça ? Je vais m’enrhumer, moi !
-Alors couvre-toi mon trésor, décocha Rondier. Je me tourne une seconde.
Et poussant le taulier devant lui il marcha vers la lourde.
Il n’y a pas trace de cette scène dans la version américaine (ni sans doute dans l’italienne). On peut donc penser qu’elle est restée sur la table de montage.
Cliquez pour agrandir.
John Wayne contre Gary Cooper : le combat final
Lionsgate s’apprête à sortir aux Etats-Unis le 10 juin une édition spéciale deux dvd du Train sifflera trois fois. Et le documentaire Inside High Noon qui y sera présent devrait lever le voile sur une énorme controverse entre Gary Cooper et John Wayne, ce dernier menaçant de faire blaklister la star du film. john Wayne considérait High Noon comme le film le plus anti-américain jamais produit et contribua à faire blacklister le scénariste Carl Foreman. Voici ce que dit le réalisateur du documentaire :
Bart Cordell n’est pas mort !
Si vous avez vu l’excellent L’Héritier qui marquait la première des deux collaborations entre Philippe Labro et Jean-Paul Belmondo, vous vous souvenez sans doute de la fin du film, où Bart Cordell (Belmondo) est assassiné dans le hall d’un aéroport. Quelques secondes plus tard, son ami, incarné par Charles Denner, arrive et ne peut que constater la mort de Cordell. Il lui prend le poul et lui ferme finalement les yeux. Générique.
Jusqu’à il y a quelques jours, je pensais que seule cette version du film éxistait. Mais un forumeur de devildead.com m’a renvoyé vers un lien Dailymotion où une autre fin était proposée. Renseignement pris, elle provient d’une VHS Fil à Film (qui deviendra Opening par la suite), dans la collection Ticket d’or, initié pour le centenaire du cinéma en 1995.Après vérification, il apparaît donc qu’une autre fin a été tournée. Ici, alors que Denner arrive près de Bart Cordell, celui-ci réagit encore, cligne des yeux, fait un sourire à son ami. Le montage laisse donc entendre que Cordell ne va pas mourir…
Difficile de savoir comment ce montage a pu être édité sans que personne ne remarque pendant plus de dix ans cette différence flagrante. Pas sûr même que l’éditeur ait remarqué cette différence à l’époque.
Merci à Abronxius pour le lien.
http://www.dailymotion.com/video/x4bl2i_fin-alternative-de-lheritier_shortfilms
un Delon inachevé
Dans les années 60, même avec Alain Delon en tête d’affiche, il n’est pas toujours facile de monter un film. C’est la mésaventure qui est arrivé au producteur Raoul Lévy lorsqu’il entreprit le tournage de Marco Polo.
Pixar Touch
C’est le 13 mai prochain que sort le livre The Pixar Touch: The Making Of A Company, complément idéal au très beau livre To Infinity and Beyond sorti en novembre dernier. Pixar Touch est lui un livre indépendant, non approuvé par Pixar ou Disney, et devrait donc se montrer plus libre dans ses propos, ce qui n’enlève rien au livre To Infinity and Beyond.
voici le descriptif de l’éditeur :
The roller-coaster rags-to-riches story behind the phenomenal success of Pixar Animation Studios: the first in-depth look at the company that forever changed the film industry and the “fraternity of geeks” who shaped it.
The Pixar Touch is a story of technical innovation that revolutionized animation, transforming hand-drawn cel animation to computer-generated 3-D graphics. It’s a triumphant business story of a company that began with a dream, remained true to the ideals of its founders—antibureaucratic and artist driven—and ended up a multibillion-dollar success.
We meet Pixar’s technical genius and founding CEO, Ed Catmull, who dreamed of becoming an animator, inspired by Disney’s Peter Pan and Pinocchio, realized he would never be good enough, and instead enrolled in the then new field of computer science at the University of Utah. It was Catmull who founded the computer graphics lab at the New York Institute of Technology and who wound up at Lucasfilm during the first Star Wars trilogy, running the computer graphics department, and found a patron in Steve Jobs, just ousted from Apple Computer, who bought Pixar for five million dollars. Catmull went on to win four Academy Awards for his technical feats and helped to create some of the key computer-generated imagery software that animators rely on today.
Price also writes about John Lasseter, who catapulted himself from unemployed animator to one of the most powerful figures in American filmmaking; animation was the only thing he ever wanted to do (he was inspired by Disney’s The Sword in the Stone), and Price’s book shows how Lasseter transformed computer animation from a novelty into an art form. The author writes as well about Steve Jobs, as volatile a figure as a Shakespearean monarch . . .
Based on interviews with dozens of insiders, The Pixar Touch examines the early wildcat years when computer animation was thought of as the lunatic fringe of the medium.
We see the studio at work today; how its writers, directors, and animators make their astonishing, and astonishingly popular, films.
The book also delves into Pixar’s corporate feuds: between Lasseter and his former champion, Jeffrey Katzenberg (A Bug’s Life vs. Antz), and between Jobs and Michael Eisner. And finally it explores Pixar’s complex relationship with the Walt Disney Company as it transformed itself from a Disney satellite into the $7.4 billion jewel in the Disney crown.
Par ailleurs le documentaire The Pixar Story, diffusé dans plusieurs festivals et qui passe sur le chaîne américaine Starz en avril a droit à une bande-annonce sur Yahoo Taiwan. Le documentaire devrait sortir ensuite en dvd.


